• L'Icône - Michel Quenot

    Voici des pages tonifiantes sur l’art, les clefs de lecture et la richesse spirituelle de l’icône !

    Avec simplicité et concision, cette petite somme, déjà publiée en treize langues, va droit à l’essentiel.

    Les 86 illustrations, qui chevauchent les pays et les siècles, traduisent ce que les mots peinent à formuler.

  • Horologion, le livre des heures

    Horologion

    Le livre des Heures

    Nouvelle édition

  • Parmi les splendeurs des saints

    Vie du Père Jacques Tsalikis (1920 - 1991)

    Commencer la lecture de la vie d'un saint, c'est accepter de faire un saut dans l'absurdité de nos convoitises, de plonger dans le néant de notre être, parce qu'un saint est exactement le contraire de ce que nous sommes.

  • Attente de vDieu

    La maladie est un signe qui me relie à Dieu, une visite de Dieu et une ascension sur son trône, d'où il sonde nos reins et nos cœurs.

    La vie spirituelle ne se conçoit pas sans ce désir ardent et cette course vers nos derniers instants. La mort, la perspective de notre départ de ce monde, la réalisation enfin de nos rêves nous introduisent dans les Cieux et nous rappellent qu'ils exercent une attraction sur notre âme.

    Archimandrite Aimilianos

  • DVD Saint Nectaire d'Egine

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    L'Histoire vraie de Saint Nectaire d'Egine

    Un exemple d'humilité et
    de force intérieure face à l'adversité

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Extrait de «Prairie spirituelle, les fêtes reflets de la gloire de Dieu»

Archimandrite Aimilianos

Le Premier de l'an

Aujourd'hui, premier janvier, une nouvelle année commence. On dit que le mot «janvier» provient de Janus, l'un des anciens dieux de Rome. Les hommes aimaient tellement ce dieu qu'ils voulurent l'immortaliser en lui dédiant le premier mois de l'année. Ils lui firent une statue qui le représentait avec deux visages : l'un, celui d'un vieil homme et l'autre, celui d'un jeune homme. L'ancien bénissait le passé et le jeune amenait la nouvelle année. Il fut également représenté tenant en main une clef avec laquelle il fermait la porte de l'année passée et ouvrait celle de la nouvelle année. Une autre statue le montrait portant dans ses mains le nombre trois cent soixante-cinq, c'est-à-dire celui des jours de l'année, insinuant ainsi que le dieu Janus régnait sur le temps et les siècles, que ce dieu avait dirigé nos cœurs et nos pas tout au long des années écoulées.

Mais le dieu Janus n'a jamais existé! Celui qui a créé le ciel et la terre et qui nous a amenés à l'existence, qui tient entre ses doigts le temps, les années, nous a, aujourd'hui encore, fait entrer dans le cycle d'une nouvelle année. Il est le vrai Dieu, Jésus Christ, qui est venu dans le monde pour que nous ayons la joie de participer à sa divinité.

Pour ne pas dire, un jour, avec regret que notre vie s'est écoulée en vain, penchons-nous sur ce qui peut faire notre joie, notre bonheur ; regardons comment nous pouvons passer les trois cent soixante-cinq jours qui commencent, et qui recommenceront l'an prochain et se succéderont jusqu'à la fin des temps.

Aujourd'hui, nous avons commémoré la circoncision de Jésus Christ. Aux Vêpres et à l'Orthros (Matines), nous avons chanté le bref, mais très beau, tropaire suivant : «Le Sauveur dans sa condescendance a bien voulu se laisser envelopper de langes». Le Sauveur a accepté de revêtir la nature humaine et, de surcroît, de se soumettre à la circoncision. Cet acte nous fait comprendre combien le Christ est avec nous chaque jour. Des milliers d'années se sont écoulées pendant lesquelles les hommes ont attendu que Dieu vienne sur la terre; pour eux Il était là-haut. Qui peut atteindre Dieu, s'il le cherche au-delà des étoiles? Qui peut avoir Dieu dans sa vie, s'il se trouve si loin de son cœur? L'homme luttait, et finissait par s'interroger : « Où est Dieu? »

Mais le lucernaire nous dit : « Le Sauveur dans sa condescendance ...» Voyant que nous gisions sur la terre, Dieu est descendu jusqu'à nous. Toutefois, pour ne pas être invisible et, de ce fait, être un inconnu pour nous, il s'est fait petit enfant. Le huitième jour après sa naissance, il s'est soumis à la circoncision, la plus grande humiliation, parce qu'elle signifiait que l'enfant était pécheur. Ses parents le portaient au Temple, le posaient sur la table et le dévêtaient. On incisait le prépuce, quelques gouttes de sang perlaient ; l'enfant pleurait. Le Christ - le seul sans péché - fut lui auss1 posé sur la table et il attendit d'être circoncis comme s'il était le plus grand des pécheurs. Qui aurait pu imaginer une telle chose?

Quelle signification pouvons-nous donner à cet acte? Comme nos théologiens le commentent, et comme les tropaires de la fête le soulignent pour le Christ, la circoncision était un enseignement destiné aux hommes : le Christ a pris notre chair pour ne jamais s'en défaire et ainsi nous transporter avec lui au cours des siècles sans fin. Dieu s'est soumis aux rites cultuels les plus avilissants de la Loi pour nous dire : « Là où tu es tombé, je viens, moi aussi; là où tu te couvres de honte, je me tiens auprès de toi pour me couvrir de honte avec toi; je veux seulement que tu comprennes que même en enfer, je suis avec toi comme je l'étais avec Daniel dans la fosse aux lions. Au milieu de tes souffrances et de tes afflictions, je suis ton Dieu.» Le Christ ne délaisse pas sa chair (l'homme), et nous, nous ne pouvons être séparés de Dieu qui est entré dans notre chair; nous sommes désormais indissociables. Dieu n'est pas là-bas, quelque part dans les cieux, au-delà des étoiles, il est ici, dans mon corps, sur mes paupières, dans mes mains, que celles-ci soient blanches et lisses ou qu'elles soient rugueuses et crevassées. Il est dans mon cœur pécheur, dans ma douleur la plus profonde.

La circoncision est l'image d'une circoncision non faite par la main de l'homme, c'est-à-dire l'image du baptême, véritable circoncision spirituelle. Par le baptême, l'Église nous fait naître en Christ, elle nous fait hommes nouveaux L'Église, par la fête de ce jour, nous dit: « Mes enfants, avec l'année nouvelle et la circoncision du Christ, je vous renouvelle, je vous "baptise" une nouvelle fois. Je vous fais "créature nouvelle". Il suffit pour cela que vous élargissiez vos cœurs afin qu'ils puissent me contenir.» Nous avons reçu le plus grand des mystères, qu'aucun homme ne pouvait imaginer avant le Christ.

Pour que nous comprenions mieux ce qu'est ce mystère, l'Église nous invite aujourd'hui à fêter, en même temps que la circoncision de notre Sauveur, un témoin de sa sainteté : Basile le Grand, le premier saint que nous honorons au début de chaque année. Saint Basile nous montre comment nous pouvons être unis sans faille à Dieu. L'Office dit de saint Basile : « Tu as brillé de spirituelle clarté ». Basile le Grand avait atteint un tel degré de sainteté, que nous sommes obligés de fermer les yeux devant la lumière éclatante qu'il répand sur l'univers. Notre Église le nomme : bouche de la sagesse, fondement inébranlable de l'Église, ce qui revient à dire que saint Basile a établi l'Eglise sur les fondements du Christ et des apôtres pour que personne ne puisse la vaincre.

Il est dit au congé de chaque Office le concernant : « Par l'intercession de notre saint Père Basile, le révélateur du ciel.» « Révélateur du ciel » signifie que sa lumière, sa magnificence, sa gloire parviennent jusqu'au ciel. L'expression « révélateur du ciel » recèle un deuxième sens : puisque Basile de Césarée connaissait le ciel, il nous révèle qui est Dieu et comment nous pouvons l'avoir à tout instant avec nous comme étant notre Dieu. Les cieux eux-mêmes étaient dans l'admiration en contemplant la gloire acquise par Basile.

Saint Basile, bien qu'étant de faible constitution, mangeait très peu. Pourtant il a dépassé les cieux, parce qu'« en lui habitait corporellement la plénitude de la Divinité. », comme le dit l'un de nos tropaires et l'épître de saint Paul lue ce jour. Quand les hommes voyaient le Christ, d'aucuns se moquaient de lui, d'autres lui jetaient des pierres ou voulaient même le précipiter du haut de la colline et, en fin de compte, ils le crucifièrent. Malgré tout, la divinité demeurait pleinement en lui. Il en est de même pour nous: la divinité résidant en nous par grâce, quoi que l'on nous fasse, elle demeure en nous. Nous comprenons désormais pourquoi Basile le Grand, comme le mentionne son Office, a tout abandonné, parce qu'il préférait la vie avec Dieu.

Le tropaire final (apolytikion) des Trois Hiérarques : Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome nous les présente comme les « trois immenses luminaires du triple Soleil divin ». De même que dans l'obscurité nous allumons une lampe et, soudain, nous voyons ce qui se trouve autour de nous, ainsi saint Basile est une lumière gigantesque, un projecteur qui par sa vie nous manifeste le Christ. Il nous regarde droit dans les yeux pour nous dire : « Voici, le Christ est ici.» Nous, nous ne voyons pas la lumière dans son essence - la théologie de saint Basile le confesse - , mais le saint devient une fenêtre par laquelle, nous les hommes, nous voyons Dieu, le Christ, dans les profondeurs de notre être, là même où il réside depuis notre baptême. Et la moindre chose nous dit que nous avons contracté un mariage avec Dieu, et ce mariage n'est pas civil il n'est pas du monde : c'est un mariage indissoluble. Il ne peut être question de divorce dans un mariage avec le Christ.

Est-ce que nous possédons tous le Christ ? Bien sûr! Saint Basile nous le dit. Mais que se passe-t-il quand nous péchons? Prenons un exemple. Un père de famille a accumulé, par son labeur, un héritage pour son fils. Il lui dit : « Mon enfant, cet argent t'appartient. Viens avec moi chez le notaire pour signer l'acte de donation, afin que personne d'autre que toi ne puisse prétendre à cet héritage. » Le jeune homme lui répond : « Père, je n'ai nul besoin de cet argent. » Le père et le notaire avaient tout préparé et ils n'attendaient que la signature du fils. Il se passe la même chose avec Dieu. Le voulant ou non, il est en nous, mais il ne peut user de contrainte pour que nous agissions. Il veut que nos cœurs soient consentants ; c'est seulement alors qu'il peut agir. Lorsque nous ne Le voulons pas, il reste en nous, tout triste à cause de notre attitude, mais il n'agit pas. C'est la raison
pour laquelle la sainte Ecriture dit: « Ne contristez pas l'Esprit saint"».

Laissez Dieu vous enlacer, vous illuminer, comme il le fit pour saint Basile. Laissez le Soleil en son zénith baigner chacun de vos jours. Il en était ainsi pour saint Basile. Son frère, Grégoire de Nysse, a raconté : « Alors que saint Basile priait dans l'obscurité, soudain, une lumière immatérielle, divine a envahi sa grotte et lui-même est devenu luminaire. » A partir de ce jour, Basile évoquait souvent la lumière incréée.

Basile le Grand pétrit l'histoire de l'Église, qui est l'histoire de la relation de Dieu, avec le genre humain ainsi que nous le lisons au cours des Vêpres dans les lectures de l'Ancien Testament. Un exemple. Dieu apparut à Abraham (alors Abram) et lui dit : « Moi, je suis ton Dieu. J'institue une alliance entre moi et toi. » Et Abraham tomba face contre terre pour l'adorer. Alors, pour lui donner du courage, Dieu ajouta : « J'établirai mon alliance entre moi et toi de génération en génération pour être ton Dieu. Je t'ai fait de nombreuses promesses, entre autres qu'un peuple élu sortirait de toi. Maintenant, regarde-moi, je suis ton Dieu, tu me vois, toi le mortel, et tu ne meurs pas. Voici mon alliance : ce que je t'ai dit est véridique. Puisque tu me vois, tout ce que je t'ai promis se réalisera. »

Après Abraham, Isaac et Jacob, des myriades de saints ont vu Dieu, uniquement pour que nos cœurs aveugles voient et croient en Lui. Mais que peut bien signifier : « Moi, je suis ton Dieu »? Avec ce « moi », Dieu voulait attirer l'attention d'Abraham : « Je suis ici. Ici se trouve aussi mon alliance ». Nous signons un accord, une alliance civile chez le notaire. « En ce qui concerne mon alliance, dit Dieu, il n'est pas besoin d'aller nulle part, là où je suis, tu te trouves aussi, nous avons signé un accord : ce que tu attends adviendra quoi qu'il arrive. »

Et toi, mon frère, là où tu es assis enclin à la tristesse là
où tu dis que tu n'as pas la foi, que Dieu n'existe pas, si tu
penses à lui, ne serait-ce qu'un tout petit instant, il peut entendre ta voix, même silencieuse. Le « moi » que Dieu prononce, signifie que tu n'es pas tout seul : Moi, ton Dieu, je suis ici. Il faut que nos cœurs soient vraiment très durs pour ne pas le comprendre.

Est-il possible que Dieu soit si près de nous, pécheurs alors que nous l'oublions avec une telle facilité dans la vie quotidienne? Comment peut-il être près de nous, alors que nous ne l'avons pas vu de nos yeux, parce qu ils servent la vanité et la corruption ? Bien sûr ! Qu'est-ce que la Liturgie que nous avons célébrée aujourd'hui ? Qu'est l'église dans laquelle nous nous tenons à présent ? Qu'est le culte ? A l'Orthros, l'ikos se rapportant à Basile de Césarée, dit : « Venez, et tenons-nous dans la maison de Dieu. Avec ardeur contemplons ...». Venez voir le Christ! Il n'y a rien, dans l'église, qui ne soit porteur de Dieu. Par conséquent, tenons-nous dans la maison de Dieu en contemplant ses merveilles. Où que vous regardiez, Dieu est là! La divinité en sa plénitude a été recouverte par le corps du Christ, et nous, nous sommes recouverts par la divinité du Christ. Notre culte manifeste donc la divinité du Christ. A la façon dont une maman, autre-
fois, enveloppait de langes son bébé, ainsi le Christ nous drape de sa divinité pour nous protéger.

Nous parlons aujourd'hui de saint Basile le révélateur du ciel. Mais quel Office et quelle Vie ne décrit pas les expériences que les saints ont vécues avec Dieu ? Là où se trouve un saint ou lorsque nous lisons la vie d'un saint la voix de Dieu peut se faire entendre : « Je suis le Seigneur ton Dieu ». «Là où tu lis, entre ton œil et le livre, je suis là. Et ce que le saint a vecu : ses épreuves, ses tortures, sa gloire, tout témoigne de ma présence à ses côtés », dit Dieu.

Imitons donc les saints, soyons les émules de leur foi, croyons comme ils le firent. Que croyons-nous ? Nous croyons en la présence du Dieu invisible dans des signes visibles. Imitons également leur ferveur. Que de miracles les saints n'ont-ils pas accomplis! Ils ont dompté des lions, vilipendé des empereurs. La vie de chaque saint dépasse toute compréhension humaine, parce que chacun était habité par un zèle divin. Comme nous allumons un cierge et que sa flamme dispense un peu de chaleur, allumons le cierge qui fera entrer un peu de chaleur dans nos âmes. Enfin, efforçons nous d'acquérir l'humilité des saints. Quel sens recèle le mot « humilité »? Alors que nous sommes pécheurs, ayons malgré tout le courage de confesser: « Oui, Dieu est là. » Ayons l'humilité de confesser sa divinité. Les saints confessent : « Où Dieu se trouve, le lieu devient sa demeure et chacun de nous devient une demeure de Dieu.»

Nous portons Dieu, nous sommes des hommes théophores, christophores. Quand nous nous déplaçons, souvenons nous que nous transportons le Christ partout où nous allons. Dieu, le Christ, accepte de rester en nous, sans toutefois partager notre péché, de sorte que, dès que nous versons une larme ou faisons notre signe de croix, ou que nous prononçons : « Seigneur Jésus Christ, aie pitié de moi, pécheur », il illumine immédiatement nos entrailles et nous accorde son énergie divine incréée. Réellement, nous sommes bien des demeures de Dieu !

Mais, très chers, notre maison est également la demeure de Dieu. Quand vous rentrez chez vous et que vous enlacez et embrassez votre femme avec tendresse, lorsque vous êtes uni à elle et que vous prenez soin d'elle avec affection avec un Joyeux empressement, vous sacrifiant même pour elle, que pensez-vous faire ? Vous rendez votre maison porteuse de Dieu. Ne soyez pas surpris par mes paroles. Le Prophète Malachie dit à l'homme : « La femme que tu as épousée est ta compagne, la demeure de ton alliance ». Et toi, dit-il à l'homme, tu es le compagnon de ta propre alliance. Quel est le sens de ce propos ?

Lorsque, dans l'Ancien Testament, un mariage avait lieu, le samedi suivant les noces - pour nous le dimanche -, le couple allait à la synagogue, le mari en compagnie de ses amis et la femme avec ses amies. Pour les honorer, les prêtres les plaçaient devant, au premier rang, et ils prenaient le mari - tête de la femme, figure de Celui qui devait venir: le Christ - et ils lui donnaient à lire la Loi et les Prophètes. Ils voulaient, par ce rite, montrer que le mariage n'est pas seulement l'union de l'homme et de la femme, mais aussi une cohabitation avec la Loi et les Prophètes; dans le mariage chrétien, nous unissons notre vie au Christ. S'il y a eu péché
avant le mariage, l'Eglise se fait longanime et manifeste son
amour, sa compassion. L'évêque signe l'acte de mariage, signifiant ainsi que les deux époux ont été unis au Christ.
Comme le Christ a été cloué sur le bois de la croix, exactement de la même façon nous nous clouons au Christ, pour
qu'il nous glorifie et nous donne la vie.

Dieu voulait que les couples vivent constamment dans la joie et le bonheur. Où trouver cette joie et ce bonheur dans la vie quotidienne ? Lorsque vous rentrez chez vous, où allez vous ? Vers Dieu. Et quand vous prenez votre femme, vos enfants dans vos bras, Dieu est présent. La sainte Écriture dit : « Quand des jeunes gens se marient, la première année, Il n'est pas permis au mari, même si la patrie est dans l'extrême obligation de recruter, d'être enrôlé dans l'armée, parce que l'armée est synonyme de danger, d'inquiétude, de peur. « Je veux, dit le Seigneur, que la femme vive dans l'allégresse, le bonheur, avec son mari et le mari avec sa femme ». II suffit qu'ils comprennent que c'est moi qui agis.

Ajoutons ceci: quand vous donnez une éducation chrétienne à vos enfants, quand vous leur apprenez à vivre selon l'Évangile, leurs yeux deviennent des miroirs de la miséricorde et de l'amour de Dieu. Lorsque, par votre patience et votre humilité, vous aidez votre enfant, tout en respectant sa liberté, c'est-à-dire en lui permettant de vivre sans qu'il vous craigne, que faites-vous ? Vous témoignez de la liberté que Dieu nous a donnée.

Enfin, lorsque vous priez, que faites-vous ? ... Voyez-vous combien de sources nous donnent l'eau jaillissant en vie éternelle, c'est-à-dire le Christ ? Nous prions et Dieu entre en nous ! Il entre en nous en même temps que notre respiration. Tous les Pères le disent, ainsi que tous les saints. Vous en ferez vous aussi l'expérience si vous essayez de prier. Les enfants des Hébreux et les adultes étendirent leurs vêtements sur le sol pour que le Christ passe dessus en entrant à Jérusalem. Par notre prière, nous étendons nous aussi nos vêtements pour que le Christ passe en nous. Nous étendons nos peines, notre misère, nos maladies, nos désirs et nos espérances, notre foi et même notre manque de foi. Le Christ accepte que nous étendions également nos péchés pour que l'âne les piétine, car c'est sur un ânon que notre Seigneur est entré dans Jérusalem. Alors, l'homme qui prie entendra: « Moi, Dieu, le Christ, j'entre en toi. »

Par notre prière, nous jetons, avec foi et espérance, nos filets pour attraper le Christ. Les disciples jetaient des filets pour attraper des poissons et, finalement, ils ont «pêché» le Christ. Nous avons, nous aussi, nos propres filets. Nos filets c'est tout ce que nous faisons et qui plait à Dieu : nos vertus, notre jeûne, nos veilles nocturnes, notre prière ne serait-ce qu'une demi-heure au cours des vingt-quatre heures. Quoi que nous fassions, Dieu l'accepte comme un tapis qu'il foule de ses pieds.

Nous vivons sans cesse avec le Christ. Qui ne serait Pas heureux, quand il le comprend ? Nous avons dit que Dieu s'est fait homme. Il est impossible désormais que le Christ vive sans sa chair, et nous, nous ne pouvons vivre sans le Christ. Car c'est notre chair que le Christ a assumée, qui le contient et le révèle. Dans l'Ancien Testament, Dieu est nommé Yahvé. Rien qu'en entendant ce nom nous tremblons. Dans le Nouveau Testament, Dieu s'est humilié et s'est fait semblable à nous; il est devenu Jésus, celui qui s'est incliné et s'incline encore sur nous, pour nous sauver. Il est donc impossible que nous nous séparions de lui : nous sommes inséparables du Christ.

Mes frères, nous vous souhaitons une année pleine de joie et de bonheur. Que la nouvelle année vous comble des biens dont Dieu gratifia Abraham, Isaac et Jacob, les prophètes et les saints. Que tous ces biens se répandent dans votre village et dans vos maisons car, je le sais, vous êtes un peuple aimé de Dieu.

Bonne fête et longue vie à tous, afin de pouvoir chanter ce que nous lisons dans le Mégalinaire de la fête : « Magnifie. ô mon âme, le hiérarque Basile le Grand ...», parce qu'il nous a donné de comprendre, de sentir que Dieu adhère étroitement à notre vie : Tu nous as ouvert, Basile, les cieux et tu nous as révélé que de là-haut Dieu est descendu pour demeurer parmi nous.

Terminons par un récit. Quelqu'un était allé à l'église s'est mis à prier avec ferveur. Aucune paix en lui, il ne comprenait rien. Il retourna chez lui et, la nuit, soudain, une lumière immatérielle l'entoura : la lumière de la divinité. Il se trouva transformé, illuminé, plein de joie, son cœur était en fête, il comprit que cette lumière était Dieu. Il s'agenouilla pour adorer son Seigneur et le prier de ... mais il avait oublié ce pour quoi il voulait le supplier ! Il n'avait plus rien à demander. Tout avait changé en lui. Tout était devenu présence divine.

Nous souhaitons que la présence de Dieu soit aussi en vous et qu'elle y demeure de nombreuses années.

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Présentation de la collection «L'Orthodoxie»

Occidentaux, nous sommes tout imprégnés d'humanisme et de rationalisme. La plupart du temps, nous n'en avons même plus conscience, c'est tellement dans la mentalité d'aujourd'hui ! Chrétiens, nous vivons notre foi avec cet arrière-fond qui gauchit notre regard, entrave la liberté de notre âme et nous mène souvent à du moralisme, du légalisme, de la "charité sociale" tout au mieux. mais qu'en est-il de notre relation profonde au Christ ? Comment vivre, dégagés de ces a priori, le mystère de l'union de Dieu et de l'homme?


Dans le prolongement de "l'Orthodoxie, qu'est-ce que c'est ?", une collection de fascicules, homélies et conférences prononcées à diverses occasions, se propose de montrer quelques aspects de la vie chrétienne.

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Le monastère de la Transfiguration

Le monastère de la Transfiguration a été fondé en 1978. C’est un monastère féminin orthodoxe, dont les moniales sont rattachées au monastère de Simonos-Petra au Mont Athos (Grèce).

Le monastère compte actuellement quatres moniales, accompagnées du Père Elie, fondateur, aumonier et père spirituel de la communauté.

Au regard de l’ordre monastique, le monastère de la Transfiguration est un métochion (dépendance) du monastère de Simonos-Pétra et il est placé sous la protection des saints Nectaire d’EgineSimon le Myroblite et Marie-Madeleine.

VOIR LE SITE DU MONASTERE

Projet d'extension du monastère

En 1990, l’Archimandrite Aimilianos a béni la fondation du monastère de la Transfiguration à Terrasson en France et, à cette occasion, il a déclaré avec joie que grand serait le jour où nous pourrions bâtir une église dédiée à la Transfiguration du Seigneur. Après plus de vingt ans, que nous avons consacrés aux premières installations et aux besoins de la communauté,tout montre que le temps est venu de franchir un nouveau pas, de progresser vers la seconde étape de notre fondation.

PROJET D'EXTENSION