• La prière de Jésus selon les moines du Mont Athos

    La Prière de Jésus, ou Prière du cœur, est un élément capital de la tradition spirituelle byzantine. Elle a vocation à irriguer la prière personnelle, non seulement des moines mais aussi des laïcs. Elle fait partie de la pratique de tous les ascètes, depuis les temps anciens jusqu'à nos jours, et on la retrouve au cœur de l'expérience des plus grands saints du monde orthodoxe.

  • Récit d'un voyage en URSS

    Ce livre offre un témoignage unique sur la vie de l'Église orthodoxe russe sous le régime soviétique. En 1976, le père Mitrophane entreprend un voyage en URSS, et sa visite est la première d'un moine athonite depuis la révolution de 1917. Il décrit la vie de l'Église dans un contexte de militantisme athée et de persécution intense, inédite dans l'histoire chrétienne. Néanmoins, une minorité a su préserver sa foi, assurant la survie et la prospérité de l'Église orthodoxe. Ce récit spirituel puissant interroge sur la préservation de notre vie intérieure et spirituelle dans une société qui semble avoir délaissé Dieu. Servies par un style vivant, les réflexions du moine Mitrophane enrichissent ce témoignage exceptionnel.

  • Incarnation et maternité

    Pourquoi Dieu s'est-il fait homme? Pourquoi a-t-il été crucifié?

    Nicolas Cabasilas, théologien laïc à Constantinople au XIV° siècle, ne cesse d'approfondir sa réflexion à ce sujet, en confrontant sa tradition orthodoxe avec les débats des théologiens occidentaux, qui viennent alors d'être traduits en grec.

    Les homélies qu'il rédige à la fin de sa vie, après ses grands traités sur la liturgie et la vie en Christ, sont l'aboutissement de cette rencontre féconde entre la pensée latine el la pensée grecque, dans un empire sur le point de disparaître.

    Sur le thème crucial de l'économie du salut, ces homélies témoignent d'une pensée théologique vivante qui allie l'audace à la fidélité.

  • Les morts rentrent chez eux

    Ce roman nous présente le tableau presque insoutenable de l'animosité humaine poussée à son paroxysme, de l'impétuosité effrénée sans aucune limite ni censure avec laquelle se déchaîne l'homme qui s'est laissé dominer par les passions inhérentes à la nature humaine. Pourtant, tout défiguré qu'il puisse être par une vie dévouée à la perdition, l'homme qui a touché les affres de l'enfer intérieur et côtoyé la mort peut un jour être touché par cette flamme douce, exquise et dévorante de l'amour de Dieu.

Livres d'occasion

Editeurs

Extrait de « Le Notre Père : Révélation de la Sainte Trinité dans notre vie »

Archimandrite Elie

Notre Père

D'emblée Jésus nous initie à une Prière qui n'est pas individuelle, mais qui suppose une communion entre les croyants, une communion d'Église. Il ne commence pas par l'adjectif possessif singulier qu'il serait logique d'attendre : « mon Père qui ... », mais par le pluriel : « notre Père ... ». Ceci est déjà une révélation, capitale à plus d'un titre. Ce n'est pas seulement parce que plusieurs Disciples sont réunis que Jésus leur enseigne une Prière collective, mais parce que si chacun peut s'adresser à Dieu, c'est en tant que membre d'un seul Corps, celui du Christ. C'est donc au nom de tous les membres du Corps du Christ que nous pouvons avoir « l'audace » de nous adresser à Dieu en l'appelant « notre Père ».

Ceci révèle le mystère difficilement exprimable de l'Église : c'est dans la communion de foi et d'Amour (charité) que nous pouvons manifester existentiellement notre relation avec Dieu, en Christ. C'est par notre volonté active de réaliser cette « Assemblée » unique (Église en grec veut dire « assemblée »), et c'est aussi par l'intervention de l'Esprit-Saint qui réalise notre union, que le Mystère s'accomplit, transcendant la simple juxtaposition d'individus afin d'en constituer un Corps unique. De la même manière, durant la Divine Liturgie, en introduction à la proclamation du mystère de notre foi, l'Église nous invite à nous unir les uns les autres comme condition sine qua non à la proclamation de notre foi qui ne peut être « en Vérité » que si elle manifeste cette unité de foi. Ce ne sont pas des paroles ; c'est un état d'être ! Ce n'est qu'« en Eglise », c'est-à-dire « en synaxe », que l'on peut manifester, de fait, notre communion aussi avec Dieu. « Aimons-nous les uns les autres, afin que dans un même esprit nous confessions le Père et le Fils et le Saint-Esprit,Trinité consubstantielle et indivisible ».

En effet, si nous sommes en communion avec Dieu par Sa grâce, cela veut dire que nous sommes « à Son image et selon Sa ressemblance » conformément à la vocation qu'Il nous avait assignée lors de notre Création, et dont nous avons l'expression théologique à travers les symboles du Livre de la Genèse. Ainsi, puisque Dieu est unique en Sa nature divine, mais multiple (trine) en Ses Personnes, nous-mêmes, réunis en un seul Corps, nous sommes aussi uniques en notre nature humaine et multiples (des myriades) en nos personnes.Vertigineuse Révélation ! C'est en tant que tels que nous pouvons adresser notre Prière, et toute Prière véritable à Dieu, même lorsque nous sommes seuls - physiquement - dans le secret de notre chambre.

« Rassemblés en Synaxe » ou « en Eglise », ne désigne pas seulement une réunion de personnes en un lieu unique, mais plus justement que ces personnes sont unies par des attaches plus fortes que des liens spatio-temporels. Ainsi unis comme tels, notre Prière est une Liturgie concélébrée avec les Chœurs angéliques, eux-mêmes rassemblés en synaxe autour du Trône de Gloire de Dieu. De même que l'harmonie d'Amour et de louange les unit dans les Cieux, de même les nôtres sur terre font de nous un Corps unique et indivisible. De plus, faisant de nous un seul être avec les autres personnes unies en Christ et en communion avec les Puissances angéliques, c'est dans une unique action de grâces et une célébration commune de la Sainteté divine que nous concélébrons en vérité la Gloire de Dieu, comme l'exprime le célébrant pendant qu'avec l'évangéliaire il accomplit la procession de la « Petite Entrée » liturgique et l'accompagne de ces paroles : « Maître et Seigneur, notre Dieu, Toi qui as établi dans les cieux les ordres et les armées des Anges et des Archanges pour la liturgie de ta Gloire, fais qu'avec notre entrée se fasse aussi l'entrée de saints Anges qui concélèbrent et glorifient avec nous ta bonté ».

Donc, la Prière du Notre Père réalise une unique « synaxe » des hommes et des Anges dont les hommes sont l'image sur la terre !

Notre Père

À l'heure où l'image du père dans nos sociétés occidentales se trouve galvaudée ou pervertie, il est malheureusement difficile pour certains de concevoir Dieu comme un père, mais qui serait bon, Lui ! Bien sûr, il y a, hélas, dans ce monde, des pères qui sont indignes, tyranniques, violents, dépravés, et, lorsque nous sommes victimes de leur comportement, il nous est difficile de les aimer affectivement. Ils ne donnent pas une image attrayante de la paternité, laissent une mauvaise expérience, voire une irrépressible répulsion dont a à souffrir la réputation paternelle de Dieu. Qui pourrait juger ... ? Cependant, combien d'enfants confrontés à ce drame font tout de même l'expérience presque surhumaine du pardon ! Ainsi, s'ils ne peuvent se reconnaître naturellement comme des fils,par le pardon cependant ils rétablissent une relation, même si elle semble unilatérale, ils recréent ce que la relation aurait dû être. Dans ces cas-là, ils subliment la relation paternité-filiation en manifestant qu'elle n'est pas seulement - ou pas du tout - une relation affective. Dans les cas d'expérience de paternité indigne, c'est en découvrant d'abord la Paternité divine que le fils frustré de l'image d'un père peut comprendre la paternité des hommes. La paternité divine est l'expérience fondamentale de l'homme spirituel qui, à partir de là, peut appréhender sous un autre jour la paternité humaine. C'est en effet par l'expérience intime de Dieu que l'on peut comprendre l'homme et non l'inverse : on ne peut pas se faire une image de Dieu à partir de ce que l'on voit en l'homme, mais on peut se faire une image de l'homme à partir de ce que l'on sait de Dieu !

Mais de toute façon, même pour ceux qui ont un père terrestre normalement bon, il reste néanmoins difficile d'appréhender Dieu comme Père. Le nom lui-même est inadéquat quand il s'agit de Dieu. En effet, la paternité divine ne peut pas se comprendre comme la paternité humaine. S'il y a bien un engendrement de l'un par l'Autre, ce ne peut pas être par le même processus que dans la paternité humaine, et pourtant ce n'est pas non plus une simple formule pour exprimer une sorte d'adoption de nos personnes par Dieu. Au risque d'être audacieux, et sans vouloir forcer le trait,je crois que l'on pourrait dire que Dieu engendre l'Homme, comme la pensée engendre la parole qui en est l'expression. On peut dire que la pensée est mère de la parole. Attribuer ce Nom à Dieu relève d'un anthropomorphisme que Jésus utilise pour nous rendre notre Père céleste proche, accessible, Lui, l'inaccessible par nature !

Dans l'Ancien Testament, Dieu avait révélé à Moïse Son Nom par cette expression : « Moi,je suis, celui qui suis » (Ex 3, 14). Ce Nom était imprononçable, car Dieu, personne ne L'avait jamais vu. Mais maintenant que le Verbe, le Fils Unique-engendré, est venu sur terre en adoptant la nature humaine sans abandonner la Nature divine qui Lui revient en propre, mais la mettant seulement en « sommeil », en « sourdine », pour être en tout semblable aux hommes (c'est la « kénose »), on peut dire que l'on a véritablement vu Dieu : « qui m'a vu a vu le Père » dit Jésus « je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jn 14,9-11). Par ces paroles,Jésus ne révèle plus Dieu pour Lui-même (qui est-Il ?), mais par Sa relation avec les hommes : Il est votre Père !

La paternité

Qu'est-ce un père ? Beaucoup de définitions peuvent être données, mais dans l'optique qui retient aujourd'hui notre attention, nous pourrions relever qu'un père est quelqu'un de bienveillant, avec lequel il est possible de dialoguer. Il est un visage, un vis-àvis. Et il est toujours fidèle, toujours présent, même invisiblement. Donc pour qu'il y ait un père, il faut qu'il y ait un fils. On n'est pas père en soi ; on l'est par rapport à un ou à des fils. Ainsi, en nous faisant adresser à Dieu comme Père, Jésus sollicite chez nous un retour à la condition filiale, condition dont nous avions été spoliés, à la fois par l'héritage des conséquences du péché initié par Adam et Ève et par notre adhésion personnelle à la « maladie » que constituent nos propres péchés.

La Prière du Notre Père trouve toute sa signification dans son rapprochement avec la parabole du père miséricordieux et du fils prodigue qu'il n'est pas besoin de commenter ici tant elle est connue (Lc 15, 11-32). Elle implique une démarche de notre part pour retourner vers le Père, pour Lui déclarer que nous sommes fils et donc que nous voulons L'imiter. En nous situant en face du Père, Il nous illumine et nous rend conformes à Son Fils avec Lequel nous sommes un, par notre nature. Et puisqu'Il est en même temps Dieu aussi par nature, en Lui Il nous unit à la Nature divine : Il fait de nous des fils de Dieu: Il nous « divinise ». Notre Prière est une ascension vers Dieu, en réponse à la descente de Dieu parmi nous par l'Incarnation du Verbe,Jésus, le Christ. Entrer dans cette Prière, c'est véritablement progresser dans la voie vers la divinisation, en demandant à Dieu d'accomplir notre Salut, qui est de nous amener à la « ressemblance » avec Lui, c'est-à-dire à l'assimilation à Lui; c'est ce que l'on nomme la « divinisation ». « Père, j'ai péché envers le ciel et à ta face. Je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ... Le père dit à ses serviteurs, vite, apportez une tunique, la première et vêtez-le ... etc. » (Le 15,21-22).

Extraits de livres

Athos Agora

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24120 Terrasson-Lavilledieu

Le monastère de la Transfiguration

Le monastère de la Transfiguration a été fondé en 1978. C’est un monastère féminin orthodoxe, dont les moniales sont rattachées au monastère de Simonos-Petra au Mont Athos (Grèce).

Le monastère compte actuellement quatres moniales, accompagnées du Père Elie, fondateur, aumonier et père spirituel de la communauté.

Au regard de l’ordre monastique, le monastère de la Transfiguration est un métochion (dépendance) du monastère de Simonos-Pétra et il est placé sous la protection des saints Nectaire d’EgineSimon le Myroblite et Marie-Madeleine.

VOIR LE SITE DU MONASTERE

Projet d'extension du monastère

En 1990, l’Archimandrite Aimilianos a béni la fondation du monastère de la Transfiguration à Terrasson en France et, à cette occasion, il a déclaré avec joie que grand serait le jour où nous pourrions bâtir une église dédiée à la Transfiguration du Seigneur. Après plus de vingt ans, que nous avons consacrés aux premières installations et aux besoins de la communauté,tout montre que le temps est venu de franchir un nouveau pas, de progresser vers la seconde étape de notre fondation.

PROJET D'EXTENSION